17 septembre 2010

Maître Yuji Akanuma, enseignant de l'Académie Bonsaï


Son père dirige le jardin SHOHO-EN, à Angyô, préfecture de Saïtama, dans la banlieue de Tôkyô, qui fut créé par son grand-père. Il représente donc la 3e génération de bonsaika.
Après des études secondaires au Lycée, diplôme obtenu, il entre comme apprenti au jardin Daijyu-en à Okazaki, pendant cinq années.

Le propriétaire en est Toru SUZUKI, 4e génération se succédant à Daijyu-en. Son grand-père a créé les premiers pins bonsaï de la variété « zuisho » et a mis au point la technique du « tambaho », maintenant pratiquée sur tous les pins noirs. Son père fut considéré comme le meilleur spécialiste de l’après-guerre, l’équivalent de Kimura aujourd’hui, et ce jardin est connu dans tout le Japon. Cette année, Toru Suzuki a remporté le grand-prix de la Kokufu-ten (avec un pin noir) où il exposait 15 arbres !
Toru Suzuki qui dirige la zone ouest (Chubu), est vice-président de la NBA. Il organise la Taikan-ten à Kyoto et plusieurs manifestations à Nagoya. Il fut invité au Congrès FFB de Sochaux.
C’est grâce à son intervention et à son aide que nous avons été en contact avec son disciple Yuji Akanuma.

Nous avons été présentés au jeune maître par Toru dans les locaux de la NBA.
Curieux et intéressé par le travail des européens, il donne depuis plusieurs années des Cours à Saïtama à plusieurs classes de passionnés et s’occupe des bonsaïs avec son père dans le jardin familial. Il seconde Toru Suzuki pour la préparation des arbres lors des grandes expositions et était responsable du stand de Daijyu-en au marché de la Kokufu. On peut considérer que c’est un disciple de confiance.
Le jardin « Shoho-en » prépare des pièces de qualité pour les maîtres, qui affinent ensuite les petits détails. Ce jardin n’expose pas son travail ni ne vend sur les marchés, il traite directement avec les maîtres et les collectionneurs.
Nous avons visité, lors du dernier voyage, ce jardin d’artisan. Les techniques employées sont impressionnantes, tant sur les feuillus que sur les conifères (greffes en tout genre, développement du nebari, modification et reconstruction totale des architectures etc.).

La condition de la venue du maître en France était sa capacité à transmettre son savoir sur tous les aspects techniques et sur toutes les espèces d’arbres. Notre groupe de visiteurs en a été convaincu après la visite de Shoho-en, très intéressé par tous les détails techniques entrevus.

Cet homme est d’un naturel très calme, peu bavard mais l’esprit vif. Sa jeunesse n’est pas sans intérêt pour nous, car plus ouvert sur le monde moderne et occidental, capable de s’adapter plus facilement à nos habitudes qu’une personne déjà âgée comme M. Andô. Néanmoins, après discussion en tête à tête, il reste japonais dans sa conviction que seule la pratique compte pour progresser dans le bonsaï.

Je rappelle que Yuji AKANUMA sera présent à Saulieu les 9 & 10 octobre pour une démonstration et un atelier où il reste quelques places disponibles. Ensuite, il donnera à Montpellier un enseignement aux formateurs pendant 2 jours. A compter du 14 Octobre il débutera le cycle des formations sur 3 jours aux groupes déja inscrits. Il convient de noter l'ouverture d'une nouvelle classe dont l'effectif est complet. Les personnes intéressées par cette formation doivent s'inscrire au préalable car une nouvelle classe n'est crée qu'à partir de 20 candidatures.

Présentation de l'Académie Bonsaï

L'Académie Bonsaï, une nouvelle Ecole Franco-japonaise.

Cette association, auparavant affiliée à l’organisation italienne Scuola d’Arte Bonsaï, cesse d’en être une simple délégation.
L’organisation de cette Ecole est désormais confiée à une Association française (loi 1901) qui aura la possibilité de créer des évènements en France autour du Bonsaï et des rencontres entre élèves et amateurs.
Sont ainsi programmées la « Fête d’Automne » à Carcassonne, les 25 et 26 septembre (expo et marché) ainsi que la présence de l’Ecole à Saulieu, les 9 et 10 octobre avec démo et ateliers du nouveau Maître responsable de l’enseignement en France.
Cette école est basée sur la conviction qu’un enseignement japonais peut nous faire avancer correctement et profondément, même si cela ne parait pas spectaculaire au premier abord. Ce qui compte n’est pas tellement de former des « artistes » (tant mieux si certains en ont la fibre) mais plutôt former des personnes capables de créer et de comprendre les bonsaïs à leur juste valeur.

L'Académie Bonsaï est une association sans profit (type loi 1901), régie par des statuts qui font de chaque inscrit à jour de sa cotisation un membre de plein droit.
Elle est née d’une volonté d’indépendance vis-à-vis de la Scuola d’Arte italienne, avec qui nous avons travaillé pendant neuf ans.

A- La partie administrative de l’Ecole est assurée par un bureau élu pour 4 ans, auquel chacun peut participer s’il le souhaite, au moment du renouvellement lors de l’Assemblée Générale.
Une Assemblée Générale a lieu chaque année en automne (vers le 20 septembre), lors d’un mini congrès ouvert à tous les amateurs.
En France une première rencontre a eu lieu à la Bambouseraie de Prafrance, à Anduze (30) les 6 et 7 mai 2006 et une deuxième est en préparation pour les 25, 26 septembre 2010 à Carcassonne.

Un règlement intérieur est défini et approuvé par l’Assemblée Générale, de façon à améliorer et développer des relations harmonieuses entre tous les participants.


Présentation du Maître AKANUMA Yuji - Né en 1975 à Saïtama.

Son père dirige le jardin SHOHO-EN, à Angyô, préfecture de Saïtama, dans la banlieue de Tôkyô, qui fut créé par son grand-père. Il représente donc la 3e génération de bonsaika.
Après des études secondaires au Lycée, diplôme obtenu, il entre comme apprenti pendant cinq années au jardin « Daijyu-en » à Okazaki, dont le propriétaire en est Tôru SUZUKI. (C’est grâce à son intervention et à son aide que nous avons été en contact avec son disciple Yuji Akanuma.)
La condition de la venue du jeune maître en France était sa capacité à transmettre son savoir sur tous les aspects techniques et sur toutes les espèces d’arbres. Il enseigne le bonsaï à Saïtama depuis quelques années avec beaucoup de succès, basant son enseignement sur la tradition associée à un regard moderne et dynamique. Plusieurs de ses bonsaï ont été présentés aux dernières expositions Sakufu Ten.

« Parmi tous les bonsaï, ceux que je préfère travailler sont les pins et les genévriers, en particulier les Juniperus rigida. J’aime aussi former les arbres entièrement, à partir de matériel brut, avec la volonté est de les rendre toujours plus beaux, en respectant leur caractère.
J’enseigne progressivement, en faisant avancer le Cours en tenant compte de l’environnement, de l’entretien des arbres et des méthodes de culture.
Je ne connais pas encore le niveau des élèves en France, ni la sensibilité. Je verrai à mon premier passage et je ferai évoluer le Cours en fonction des personnes.
La caractéristique du jardin « Daijyu-en » (Tôru Suzuki), où j’ai appris pendant cinq ans après mes études, est la perfection du mochicomi.
Maintenant moi aussi j’essaie de travailler le mieux possible dans ce sens, dans le but de préparer la beauté des arbres pour le futur. » Yuji Akanuma

Contact : Gilbert Labrid 06 14 35 77 55 - info(at)bonsai-yamadori.com

L'enseignant
La partie technique est dirigée et assurée par un Maître issu du jardin « Daijyu-en », du maître Tôru SUZUKI (Okazaki, Japon). Actuellement il s’agit de M. Yuji AKANUMA (Shoho-en, Kawaguchi) qui a pris la suite de M. Andô.
Un programme progressif a été établi pour permettre un accès aisé à cet art.

Principes
L’accent est mis sur la pratique, par l’élève, des notions théoriques exposées le matin (de une à deux heures environ). L’élève travaille les arbres de son choix en fonction du Programme, en s’appuyant sur les conseils du maître, toujours disponible pour l’aider. Mais le maître ne touche pas, ou bien très rarement, les arbres, laissant le soin à l’élève d’avancer selon son bagage technique et ses goûts personnels…quitte, après une évolution du regard ou du savoir, à modifier les choix du départ.
Ainsi chacun travaille les essences et les types de bonsaï adaptés à ses goûts et à ses objectifs, en apprenant progressivement les subtilités de la mise en forme, de l’entretien dans le temps et de la présentation.

Tous les deux ans, un contrôle permet d’évaluer la progression du travail et l’acquisition des techniques et concepts esthétiques abordés lors des Cours précédents. Pour passer cet examen et obtenir le certificat correspondant, il est nécessaire d’assister au moins à 3 Cours (sur les 4 possibles).
Ces examens ne sont pas obligatoires mais permettent au Maître et à l’élève de situer le niveau et la compréhension de l’enseignement.



Déroulement
Le cycle des études se divise en 16 cours qui sont étalés sur huit années.
Chaque cours se déroule pendant trois jours consécutifs, deux fois par an, au printemps et en automne.
Les élèves étudient la théorie, la pratique, l’esthétique et la culture liées au bonsaï, selon un Programme progressif.

L’ensemble des cours est divisé en 4 parties :

1)- enseignement élémentaire : (2 ans – 4 cours)
Exemple : 1er Cours : introduction au Bonsaï – la forme Moyôgi – la forme Shakan (inclinée)

2)- enseignement intermédiaire : (2 ans - 4 cours)
Exemple : 5e Cours : Mochicomi pour feuillus et conifères – Bonsaï à fleurs et à fruits- Troncs multiples.

3)- enseignement supérieur : (2 ans - 4 cours)
Exemple : 9e Cours : Mochicomi avancé pour caducs – Mochicomi des conifères – Etude du mouvement (torsion des troncs)

4)- enseignement pour instructeur : (2 ans - 4 cours)
Exemple : 14e Cours : Création personnelle– signification du mochicomi – les pots, l’origine, la liaison avec l’arbre.

A la fin de chaque partie, c’est à dire tous les deux ans, les connaissances acquises sont contrôlées par un petit examen qui autorise le passage à l’enseignement supérieur.

Les 4 derniers cours sont destinés à ceux qui souhaitent obtenir le Certificat d’Instructeur délivré par l’Ecole. Le diplôme est délivré par le Maître, avec la validation du jardin Daijyu-en si l’élève le souhaite.

La durée de l’enseignement étant de huit années, il est évident qu’en fonction des aléas de la vie et des choix personnels, il est toujours possible d’abandonner les Cours si le besoin s’en fait sentir. Cela sans pénalité car nul ne peut garantir un engagement aussi long. Dans ce domaine il n’y a d’obligation que celle que l’on se fait à soi-même.
De la même façon, s’il est impossible d’assister à un Cours pour une raison quelconque, sans pour autant abandonner le Cursus Général, ce cours n’est pas à régler par l’élève.

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